Axe de son travail : interdisciplinaire, spectacles en plusieurs langues, spectacles de chants, tout ce qui privilégie la
rencontre de l’autre et crée des ponts. Essentiellement entre les langues et les cultures suisses, rêve partagé avec Benno Besson.
Pédagogie : transmet le goût du théâtre par des cours de théâtre aboutissant à la création de spectacles avec un groupe
d’étudiants universitaires issus de ses séminaires de théâtre, Club Méd, à partir de textes médiévaux avec création de
musique et chants. Sous sa direction, le groupe a participé à plusieurs festivals de théâtre universitaire, notamment le premier.
Dans cette musilecture à partir de l’oeuvre de Monique Laederach, elle prolonge le travail sur les thèmes chers à
l’auteur : l’amour et la place qu’y tient le “chant” féminin, la séparation et la musique de l’autre et sa langue.
La mise en scène, en faisant entendre sa voix – Monique Laederach a enregistré un CD en lisant ses propres poème
de son recueil “Si vivre est tel” – sera le fil conducteur de ses textes, poèmes, courtes scènes extraites de ses pièces. Trois
jeunes comédiennes vont tenir les fils du “cerf volant” qui fera voguer le public, en complicité avec une musique composée
par Alain Weber, pianiste qui a revisité la musique classique dans sa composition.
Nous allons nous mettre en route pour un voyage où les voix féminines résonneront dans des langues différentes. Nos
langues helvétiques. Et rejoindront en même temps l’accès à l’universalité refusée aux femmes par les grands mythes
occidentaux. C’était un thème de prédilection de l’oeuvre de Monique.
Psyché, Eurydice et Jocaste se tiennent derrière Eros, Orphée et OEdipe. Ou sont cachées.
Un voyage plein de musique, de langue, d’instrument, de chuchotements et de cris. Avec une grande place pour
l’imaginaire du public sur le tapis volant de notre musilecture. Une esthétique générale pure, une interprétation esquissée,
aérienne telle que c’est la règle dans la musilecture. Dans un lieu mythique lausannois qu’est le Bourg.
