Si vivre est tel, est un recueil de poèmes de Monique Laederach, que nous avons choisi comme
centre de notre musilecture célébrant les 20 ans de notre Compagnie.
Ce livre était accompagné d’un CD où Monique Laederach lit ses propres poèmes.
Si l’on connaît l’écrivaine et la traductrice, on connaît beaucoup moins la poétesse et l’auteure dramatique qu’elle était.
Ma première rencontre avec Monique Laederach a eu lieu en 1993, lorsque j’ai mis en première lecture
de sa pièce, Passeport pour l’éternité à l’Arsenic, dans le cadre du Parloir Romand.
Elle avait aimé la légèreté de la mise en scène et se disait ravie de voir le public rire.
Depuis lors, nous sommes restées en contact en une relation amicale portée par l’amour de l’écriture.
Nos échanges nous ont amenées à partager un travail sur sa pièce Iphigénie qu’elle était en train d’écrire.
Elle me l’a envoyée en lecture et je l’ai conseillée par une lecture “critique”, à vrai dire bien difficile,
tant j’admirais son talent, son style et la musicalité de son écriture.
Depuis sa maladie, elle a beaucoup écrit et m’envoyait ses livres. Je lui ai alors demandé d’écrire
pour moi un texte théâtral à mettre en scène. Elle m’a offert les Crépusculaires, magnifique texte de théâtre.
Le dossier du projet n’ayant pas obtenu les soutiens que nous demandions, j’ai fait une mise en lecture de
cette pièce en création mondiale au Centre Culturel Neuchâtelois, en 2002.
Notre projet tourne autour de la thématique des langues, de leur musique et de la musique elle-même.
Le tissage entre musique et langue – une ou plusieurs – a donné lieu au cours des ans à une forme qui correspond à
un concept de spectacle musical équivalent d’une nouvelle en comparaison à un roman qui serait le spectacle théâtral plus habituel.
A chaque musilecture les règles du style que nous nous sommes donné se retrouvent. Label XANNDA.
Nos partenaires artistiques : notre assistant, nos comédiennes, notre musicien, notre sonorisateur et notre éclairagiste.
Pour clore notre seconde décennie, nous ne pouvions mieux imaginer que l’hommage à cette grande écrivaine suisse qui
a fait tant pour que nos langues et nos cultures helvétiques se regardent et se reconnaissent.
Un cycle du travail de la Compagnie se ferme sur notre axe de travail sur la diversité Double Racine et s’ouvre sur
l’actualité d’une diversité en acte. Notre art s’impose comme l’instrument à même de donner forme à cette facette de la réalité.
Sima Dakkus
